du mardi au vendredi de 14h à 19h et le samedi de 11h à 17h
19, boulevard Georges-Favon – 1204 Genève
T: +41 22 310 00 13
Animée par la conviction que l’art peut inspirer le changement, Wilde défend des pratiques artistiques d’une grande rigueur conceptuelle et intellectuelle. Depuis plus de 30 ans, Wilde soutient les pratiques évolutives des artistes établis et émergents qu’elle représente. Wilde est une jeune galerie qui, paradoxalement, possède une longue histoire. Créée à Genève en 1990, la Galerie Guy Bärtschi a été rebaptisée une première fois en 2014, suite au départ de son fondateur, puis une nouvelle fois en 2019, pour l’appellation de Wilde. En 2019, Wilde a par ailleurs inauguré un deuxième espace de galerie au centre de Bâle, avec un intérieur singulier, remodelé par l’architecte française Andrée Putman. En 2020, Wilde a complété son dispositif en ouvrant une salle d’exposition à Zurich, dédiée à la présentation d’œuvres du second marché.
12.03 – 07.05.26
Vernissage 12.03.26, 18h
Ernest Pignon-Ernest est né en 1942 à Nice, en France. Il vit et travaille à Paris, où il parcourt la nuit pour diffuser son art urbain.
Aux côtés de Daniel Buren et Gérard Zlotykamien, Ernest-Pignon Ernest s’est imposé comme l’un des pères fondateurs du street art. Au fusain ou à la pierre noire, il esquisse des silhouettes grandeur nature sur des affiches qu’il vient ensuite coller. À l’aide de gommes entaillées de différentes tailles, il affine les ombres et donne à ses portraits réalisme et profondeur. L’artiste accorde également une grande importance à l’intégration visuelle de sa création dans son contexte. Ses figures humaines provoquent ainsi une rencontre en face-à-face avec les passants.
Tout au long de sa vie, Pignon-Ernest a défendu de grandes causes sociétales et s’est engagé à la fois politiquement et artistiquement. En 1977, il est l’un des fondateurs du Syndicat national des artistes plasticiens et membre du Parti communiste français. Ses voyages et ses déplacements l’ont confronté à des scènes d’horreur. Il a été marqué par l’apocalypse qui a frappé Nagasaki, dont les murs conservent l’empreinte des ombres laissées par le souffle de l’explosion. Plus tard, c’est en Afrique du Sud qu’il a été témoin de l’ampleur des ravages causés par le sida, parallèlement à la lutte du pays contre l’apartheid. Pignon-Ernest parvient à saisir l’horreur et la beauté du monde, parfois au sein d’une même œuvre.
Parallèlement à ses interventions urbaines, Pignon-Ernest a fait l’objet de nombreuses expositions personnelles, notamment au Complesso Museale del Purgatorio ad Arco (Naples, Italie), au Botanique (Bruxelles, Belgique), au Musée d’art moderne et d’art contemporain de Nice (France) et chez Art Bärtschi & Cie, aujourd’hui Wilde (Genève, Suisse). Il a également participé à des expositions collectives à la Monnaie de Paris (France), au Palais des Beaux-Arts de Lille (France), à la Galerie Guy Bärtschi, aujourd’hui Wilde (Genève, Suisse), au Musée d’art moderne et contemporain de Rijeka (Croatie), à la Fondation Daniel et Florence Guerlain (Les Mesnuls, France) et au MNAM – Centre Pompidou (Paris, France). Ses dessins et ses peintures font partie de nombreuses collections publiques et privées, parmi lesquelles la Fondation Maeght (France), le MNAM – Centre Georges Pompidou (Paris, France), le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris (France) et le MAMAC (Nice, France).
Portrait de l’artiste © Wilde et Ernest PIGNON-ERNEST
12.03 – 07.05.26
Vernissage 12.03.26, 18h
Né à Lyon en 1969, il vit entre Paris et le centre de la France. Le travail de Melik Ohanian peut être compris à travers des territoires à la fois physiques et conceptuels, avec la notion de temps comme axe central. Nourrie par la recherche, les méthodes scientifiques et la philosophie, son œuvre se déploie à travers une grande diversité de médiums. Les installations interrogent les modes de représentation de l’exposition et dépassent les cadres habituels de l’image dans ses dimensions spatiales et temporelles. En plaçant le visiteur dans un état d’exploration, l’artiste révèle la complexité des interstices qui, de manière plus ou moins visible, régissent nos relations au monde et aux autres.
Le travail de l’artiste questionne les moyens, les supports et la puissance allégorique des images en revenant constamment sur plusieurs thématiques : les zones désertiques, le monde ouvrier, la fin des utopies révolutionnaires, ainsi que des événements sociaux, politiques, historiques et scientifiques.
Melik Ohanian a reçu plusieurs distinctions, dont le Lion d’or du meilleur pavillon national pour la République d’Arménie à la 56e Biennale de Venise (exposition collective, 2015), le Prix Marcel Duchamp à Paris (2015) et le Prix Visarte à Zurich (2019). Il a été le huitième artiste invité en résidence à la Collection Pinault à Lens en 2021–2022.
Son travail a fait l’objet d’expositions personnelles dans des musées internationaux tels que le Musée national d’art moderne – Centre Georges Pompidou, Paris (2016), le CRAC Languedoc-Roussillon, Sète (2014), l’Utah Museum of Contemporary Art, Salt Lake City (2013), Matucana 100, Santiago (2008), le CCA Kitakyushu (2003, 2007), la South London Gallery (2006), De Appel, Amsterdam (2006), l’IAC, Villeurbanne (2006) et le Palais de Tokyo, Paris (2002).
Il a participé à de nombreuses biennales : la Biennale de Venise (2007, 2015), la Biennale de São Paulo (2004), la Biennale de Sydney (2004, 2016), la Biennale de Gwangju (2006, 2018), la Biennale de Lyon (2005, 2017), la Biennale de Sharjah (2011), la Biennale de Berlin (2004) et la Biennale de Séville (2006).
Melik OHANIAN, Cesium Serie II (T1902) (détail), 2026, impression jet d’encre sur papier Museum Etching 350g, laminée sur Dibond, 173 x 150cm © Wilde et Melik OHANIAN