L’Arcade du Centre d’Art Contemporain Genève
1-3, Rue de Chantepoulet – 1201 Genève
Ouverture dès janvier 2026
T: +41 22 329 18 42

Fondé en 1974, le Centre d’Art Contemporain Genève est un lieu d’exposition, de réflexion et de dialogue autour de l’art contemporain. Institution pionnière sur la scène suisse et internationale, il interroge les enjeux majeurs de notre époque. En cinquante ans d’activité, il a contribué à la découverte de talents émergents suisses et internationaux, ainsi qu’à la redécouverte de figures majeures.

Espace de recherche et d’expérimentation, le Centre présente des projets ambitieux, souvent produits pour l’occasion, qui explorent l’ensemble des pratiques contemporaines. Son programme de projections et de rencontres, ainsi que la Biennale de l’Image en Mouvement, en constituent les temps forts. L’institution porte également une attention particulière aux projets éducatifs et socio-artistiques.

Durant la rénovation de ses espaces d’exposition au BAC (2025–2029), le Centre investi L’Arcade, un nouveau lieu en plein cœur de Genève, à deux pas de la gare et du mythique cinéma Plaza. Ouvert sur la ville, cet espace accueille des expositions aux formats inédits, avec une vitrine dédiée à la création contemporaine. En parallèle, le Centre poursuit une riche programmation hors-les-murs et en ligne, en dialogue avec des institutions suisses et internationales.

Vue d’exposition de Rituals of Care d’Antonio Obá au Centre d’Art Contemporain Genève (16 novembre 2024-16 février 2025). © Centre d’Art Contemporain Genève. Photo: Univers Plaza

Anti-nymphes

31.01 – 03.03.26

Un programme de projections, rencontres et performances organisé par Giovanna ZAPPERI.

Le programme s’intéresse aux relectures féministes des mythes gréco-romains dans l’art contemporain, proposant des formes multiples d’actualisation de l’ancienne figure de la nymphe. Il rassemble projections, performances, conférences et se clôturera par une soirée festive permettant d’aborder le concept d’anti-nymphe sous différents angles : politiques, esthétiques, écologiques et mythologiques. Certaines œuvres mobilisent des références directes aux récits antiques, tandis que d’autres travaillent par résonances – excès, parodie, déconstruction, réversibilité – pour interroger ce que la figure de la nymphe a représenté, et ce qu’elle peut encore activer aujourd’hui.

Les artistes présentées dans ce programme s’intéressent à la manière dont cette figure archétypale hante notre imagination et nos désirs à travers des appropriations émancipatrices. Elles déjouent le statut de simple objet de désir pour imaginer un devenir-sujet de la nymphe : une anti-nymphe, figure imaginaire, que l’on peut lire à contre-courant de la féminité normative de la nymphe telle qu’elle a été conceptualisée dans la modernité.

En réhabilitant les dimensions les plus complexes de cet figure – son rapport à la métamorphose, à la marge, à la liberté sexuelle, aux formes de soin et d’interdépendance – Anti-nymphes entend ouvrir un espace de réflexion critique et sensible sur les enjeux féministes contemporains. Les œuvres présentées explorent des trajectoires de transformation, de résistance ou d’échappée, rappelant que les frontières du “féminin” ont été construites, manipulées et parfois figées par les récits dominants, mais qu’elles peuvent être déplacées, fissurées, réinventées.

Constanze RHUM, The notes of Anna Azzori / A Mirror that Travels Through Time, 2020, photographie de plateau © Photo: Katharina MÜller