le mardi, mercredi et vendredi de 11h à 18h
le jeudi de 11h à 20h
le samedi de 11h à 16h45
Bibliothèque de Genève
8, promenade des Bastions – 1205 Genève
T: +41 22 329 28 35
Fondé en 1984, le Centre de la photographie Genève est depuis 2001 un laboratoire de recherche avec chaque année 4 à 6 expositions et 2 à 3 livres édités. Il élabore de nouvelles formes pour présenter et penser la photographie en lien avec les autres arts et l’ensemble de la société contemporaine.
15.05 – 12.10.25
18.09.25, 18h30
Visite flash de l’exposition (FR)
18.09.25, 20h
Germination, performance sonore de Sergei LEONOV
19.09.25, 9h30
Visite de l’atelier de l’artiste Bernard TULLEN
Indicatrices du réchauffement climatique, ressources pour l’industrie pharmaceutique, trend Tik Tok ou incarnation d’une consommation durable, les plantes traduisent aujourd’hui un rapport complexe et souvent paradoxal de l’humain au monde végétal. En même temps source de savoir scientifique, produit d’un marché globalisé ou objet de décoration, elles font l’objet d’investigations multiples par les artistes, entre travaux documentaires, formes spéculatives ou expérimentales, essayant d’en saisir les multiples significations culturelles. Alors que le genre monstera, pourtant exotique et conséquence directe de la colonisation, est perçu en Occident pour son potentiel décoratif essentiellement, le palmier du Tessin est devenu, en quelques années, le symptôme de l’invasion biologique et du réchauffement du climat. Alors que de nombreuses plantes sont déconsidérées, car insignifiantes, invasives, « inutiles » ou peu photogéniques, d’autres envahissent les commerces, les intérieurs et les réseaux sociaux.
À travers une grande diversité de travaux, entre récit personnel, documentation scientifique, exploration virtuelle ou images d’archive, cette exposition souhaite prendre acte des significations multiples du monde végétal dans le contexte culturel actuel, tout en investiguant les formes multiples que celles-ci peuvent revêtir pour les artistes. S’intéressant à l’importance très variable qui est accordée à des espèces spécifiques, à leur représentation virtuelle, leur potentiel esthétique ou leur valeur médicinale, elle souhaite comprendre ce dont notre rapport aux plantes pourrait être symptomatique.
© Annik WETTER