31.01 – 03.03.26
Un programme de projections, rencontres et performances organisé par Giovanna ZAPPERI.
Le programme s’intéresse aux relectures féministes des mythes gréco-romains dans l’art contemporain, proposant des formes multiples d’actualisation de l’ancienne figure de la nymphe. Il rassemble projections, performances, conférences et se clôturera par une soirée festive permettant d’aborder le concept d’anti-nymphe sous différents angles : politiques, esthétiques, écologiques et mythologiques. Certaines œuvres mobilisent des références directes aux récits antiques, tandis que d’autres travaillent par résonances – excès, parodie, déconstruction, réversibilité – pour interroger ce que la figure de la nymphe a représenté, et ce qu’elle peut encore activer aujourd’hui.
Les artistes présentées dans ce programme s’intéressent à la manière dont cette figure archétypale hante notre imagination et nos désirs à travers des appropriations émancipatrices. Elles déjouent le statut de simple objet de désir pour imaginer un devenir-sujet de la nymphe : une anti-nymphe, figure imaginaire, que l’on peut lire à contre-courant de la féminité normative de la nymphe telle qu’elle a été conceptualisée dans la modernité.
En réhabilitant les dimensions les plus complexes de cet figure – son rapport à la métamorphose, à la marge, à la liberté sexuelle, aux formes de soin et d’interdépendance – Anti-nymphes entend ouvrir un espace de réflexion critique et sensible sur les enjeux féministes contemporains. Les œuvres présentées explorent des trajectoires de transformation, de résistance ou d’échappée, rappelant que les frontières du “féminin” ont été construites, manipulées et parfois figées par les récits dominants, mais qu’elles peuvent être déplacées, fissurées, réinventées.
Constanze RHUM, The notes of Anna Azzori / A Mirror that Travels Through Time, 2020, photographie de plateau © Photo: Katharina MÜller